Chained Echoes est un RPG développé par Matthias Linda. Le titre propose une aventure aux inspirations diverses, si bien que l’on retrouvera des références à des licences bien connues. L’histoire nous plonge dans le continent de Valandis où trois nations se livraient une guerre depuis des générations. Une paix éphémère s’est installée suite à un incident majeur, mais les anciennes habitudes ont la vie dure et une petite étincelle va replonger le continent dans le chaos. Au milieu de ce conflit, nos héros, venant de différents horizons, vont joindre leurs armes pour faire front commun. Le titre prend le temps de les introduire au fur et à mesure pour comprendre les motivations de chacun et chacune.
Alors, est-ce que la création de Matthias Linda est une lettre d’amour réussie aux RPG classiques tout en pixels ? Nous allons le découvrir dans ce test de Chained Echoes sur Switch.
Allez, debout Glenn !
Sommaire
Chained Echoes offre un pot-pourri de ce qui se fait de mieux. Là où certains peuvent voir un manque d’imagination, d’autres y verront un bel hommage à l’âge d’or des RPG. Chrono Trigger, Final Fantasy, Suikoden, vous trouverez un peu de tout, dont des scènes clairement inspirées, que ce soit la mère de Glenn, un des héros, qui vient le réveiller dans sa chambre ou encore les mini-jeux lors de l’introduction de Victor, rappelant la fête foraine de Chrono Trigger. Aucune inquiétude, nous n’en dévoilerons pas plus, ces deux événements se déroulent très tôt dans l’aventure.
De l’exploration à gogo
Passé le cloisonnement obligé des environnements de l’introduction, vous allez vous apercevoir que le monde de Chained Echoes est vaste. En plus de divers objets à ramasser, des coffres se cachent un peu partout. Il faut avoir l’œil par exemple pour repérer l’entrée bouchée d’une caverne qu’il faudra déblayer pour accéder à un trésor. Les écrans sont interconnectés et parfois, il faut faire quelques détours pour atteindre des trésors insoupçonnés. Également, vous tomberez souvent sur d’étranges cercles desquelles partent trois flèches. Deux d’entre elles indiquent une mauvaise direction, il n’y en a qu’une qui indique la direction d’objets cachés dans l’environnement. N’espérez pas voir un bouton apparaitre au-dessus de la tête de votre personnage, il y a des choses cachées et il faut les mériter ! De plus, tous les objets récoltés dans la nature et amassés en vainquant des ennemis ont une utilité !
On retrouve le système de “deals”, déjà vu dans Final Fantasy XII qui consiste à débloquer des packs d’objets chez des marchands en leur vendant certains matériaux spécifiques. Et il n’y a pas que ça qui a des airs de Final Fantasy XII, vous allez voir ça plus tard.
Le monde à explorer cache également des boss peu commodes qu’il n’est pas recommandé d’affronter dès la première rencontre, sous peine de voir un petit game over. Vous l’aurez compris, il y a tellement de petits chemins un peu cachés qu’on se régale (ou on s’arrache les cheveux) à vouloir tout explorer. Mais ce dont on peut être sûr, c’est qu’on sera toujours récompensé au bout du chemin.
Un tableau d’objectifs
En plus des objectifs de l’histoire, vous débloquerez vite le tableau de récompenses. Chaque case représente une petite quête, un succès qui donne le droit à des récompenses. Certains objectifs sont liés à l’histoire, d’autres demandent de sortir des sentiers battus. Plus vous débloquez de cases adjacentes, plus la chaine sera longue et les récompenses intéressantes. Les quêtes peuvent aller de ramasser X objets à tuer un ennemi en particulier avec uniquement Glenn dans l’équipe. Cela donne de véritables objectifs secondaires qu’il est toujours bons de remplir, en plus de tout le reste.
Un tour par tour dynamique
En ce qui concerne les combats de Chained Echoes, on retrouve quelque chose d’un peu traditionnel, mais pas que. Votre équipe se compose de quatre combattants actifs. Chacun peut être mis en duo avec un autre personnage avec lequel il peut échanger sa place. Donc si on est bon en mathématique, vous jonglez avec jusqu’à huit personnages en tout ! Chacun possède ses compétences et a un rôle bien défini, il n’y a pas de clones en termes de rôle ce qui demande donc de bien réfléchir à la composition de son équipe (lorsqu’on en a le choix).
Mais ce qui fait le sel dans ces combats, c’est la jauge d’Overdrive. Chacune de vos actions ou de celles de vos adversaires fait grimper cette jauge divisée en trois segments. Dans le premier segment (jaune), pas de bonus ou de malus. Une fois le curseur avancé dans le deuxième segment (vert), le coût des compétences de vos personnages est divisé de moitié. De plus, vos personnages infligent plus de dégâts et en reçoivent moins, tout bénéf ! Mais ce serait trop facile si on restait simplement là. Si vous agissez sans réflexion, la jauge atteint le dernier segment (rouge). Et là, c’est le drame. Les dégâts reçus sont multipliés, le cout des compétences redevient normal, votre équipe risque de fondre très vite.
Une évolution progressive et satisfaisante
Dans Chained Echoes, il n’y a pas de niveaux de personnage. A la place, un système de progression à la Chrono Cross dans lequel tous les personnages gagnent un point de compétence après avoir battu un boss majeur. Ces points de compétences vont permettre de débloquer des compétences actives, passives ou des statistiques dans une espèce d’arbre de compétence. Et pour ainsi dire, il y a tellement de choix à faire qu’on peut vite se trouver impressionné au début. Que choisir entre une nouvelle capacité d’attaque ou plus de vie ? De plus, chaque compétence a trois niveaux de puissance. L’expérience se gagne en combattant ou avec des points que vous accumulez dans tous les combats. Néanmoins, le jeu n’est pas pensé pour le farm intensif et le design global d’apparition de monstres en est la preuve. Donc finalement, on doit composer avec ce qu’on a face à toute situation.
Les personnages ne sont pas les seuls à évoluer. Les armes s’améliorent deux fois et peuvent être serties de gemmes. Très importantes, ces pierres de niveau variables offrent des bonus qui peuvent retourner le déroulement d’un combat.
Aussi, vous découvrirez régulièrement de grandes statues qui, suite à un combat ardu, vous octroient des classes à équiper, offrant des compétences spécifiques complémentaires. La richesse de ce qui est proposé pourrait en effrayer plus d’un mais chaque élément de gameplay est introduit progressivement pour avoir le temps de les assimiler.