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[TEST] Apollo Justice: Ace Attorney Trilogy

Apollo Justice reprend le flambeau de la franchise après que Phoenix Wright a été déchu de ses fonctions. Présenté comme l’apprenti de Wright malgré lui, on lui retrouve quelques similitudes dans l’humour et les échanges maladroits aux débuts de son prédécesseur. Alors que la première trilogie était déjà une réussite, Capcom réitère l’idée d’une trilogie presque 5 ans après. La qualité est-elle toujours au rendez-vous ?

Jeu : Apollo Justice: Ace Attorney Trilogy Genre : Aventure / Enquête Studio : CAPCOM Co., Ltd. Editeur : CAPCOM Co., Ltd. Date de sortie : 25 janvier 2024 Plateformes : PC Windows, PS5, Xbox Series, Nintendo Switch PEGI 12 Prix conseillé : 49,99€ solo Testé sur : PC (Clé fournie par l’éditeur)


Cette trilogie faite suite à celle parue en 2019, nommée Phoenix Wright: Ace Attorney Trilogy qui met en scène le reconnu Phoenix Wright. On retrouve ce dernier dans une bien mauvaise posture, puisqu’il est accusé de meurtre dans le premier épisode.
C’est alors qu’Apollo Justice entre en scène, désigné comme l’apprenti de Phoenix Wright (malgré lui), il va mener à bien toute la série des premiers épisodes du premier jeu.

Le contenu

La trilogie, comme son nom l’indique, rassemble les 3 derniers jeux de la franchise sortis respectivement en 2008, 2013 et 2016. Les deux derniers jeux Phoenix Wright: Ace Attorney – Dual Destinies et Spirit of Justice, remette en scène notre avocat légendaire plus en forme que jamais.

Apollo Justice: Ace Attorney Trilogy nous offre en plus 2 épisodes supplémentaires sortis en DLC. Vous pourrez aussi découvrir un musée rassemblant des scènes mythiques, des musiques, des scènes d’animations et bien d’autres surprises dédiées aux fans de la première heure. Attention pour les personnes qui découvrent la franchise avec cette seconde trilogie, il y a bien sûr quelques spoilers. À découvrir plus tard, pour garder toutes les surprises intactes.

Pollo pour les intimes

Même si l’arrivée d’un nouveau personnage principal peut dérouter un peu, Phoenix Wright ne vous manquera pas bien longtemps. Je vous avoue que j’ai eu du mal à le reconnaitre à sa première apparition, mais il est bien là, sous un nouveau jour et avec une attitude nonchalante inhabituelle. Apollo, prend alors le rôle de jeune premier, faisant ses premiers pas, et on retrouve un schéma des plus habituels avec un renfort hors pair en la fille de Wright elle-même. Capcom nous présente encore un personnage féminin fort, du haut de ses 15 ans. Et va aider Justice sur ses premières enquêtes. Si la fille est présente dans les épisodes, le père ne sera jamais très loin lui non plus et cela nous offre un peu d’air frais sur la franchise, même si j’avoue que j’étais plutôt attachée à Phoenix Wright.

Un nouveau pouvoir

Alors que la partie mystique était plutôt mise en avant avec les premières histoires de Phoenix Wright, on découvre qu’Apollo Justice est très réceptif pour percevoir les moindres mouvements imperceptibles à l’œil nu des différents témoins. Tout ceci se manifeste avec son bracelet, qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe en début d’aventure.
Il lui sera néanmoins d’une très grande aide et ajoutera une mécanique de gameplay très intéressante aux interrogatoires.

Une main qui gratte nerveusement, une bague tripotée ou encore un déglutissement pendant un témoignage, vont être les éléments révélateurs de mensonges. Il ne reste alors plus qu’à attaquer pour mettre le témoin devant ses mensonges et apprendre la vérité.


Un vent d’air frais

Si les graphismes étaient déjà très beaux sur DS, on aurait pu avoir peur pour une adaptation sur plus grand écran. Capcom réitère avec une maitrise graphique qui rend le style très lisse à l’image des meilleures séries animées japonaises.

Les décors sont toujours aussi riches, et les animations un peu plus nombreuses sont superbes.

Les histoires

Je les trouve beaucoup plus intéressantes, peut-être grâce aux personnages qui ont des caractères un peu plus mystérieux et ne se renferme pas dans un seul rôle d’opposition. Je trouve que cette seconde trilogie rassemble des jeux plus matures et plus profonds où on se laisse complètement happer par les histoires. On suit d’ailleurs, les personnages pendants longtemps, faisant des apparitions plus ou moins marquées au fil des épisodes.

Des enquêtes encore plus approfondies

Fini les dialogues sans fin, la franchise se veut plus dynamique en incluant des mini jeux plus nombreux pour découvrir des preuves irréfutables. Grâce au retour de l’inspectrice Skye, vous allez pouvoir, lors des premiers épisodes, apprendre à découvrir des empreintes de doigts, de chaussures et même d’orteils. Honnêtement, je ne savais même pas que c’était possible pour les orteils… L’inspection des objets est toujours aussi fluide.

Avec ces nouvelles mécaniques, les parties d’enquêtes deviennent beaucoup plus intéressantes et ne sont en plus pas rattables pour amener les indices au procès. Donc parfait.

Les déplacements en revanche sont toujours assez fastidieux et on a souvent vite fait de se tromper de lieu pour revenir en arrière. J’aurais aimé, enfin, une liste déroulante des lieux connus, plutôt que d’être obligée de repasser par certains endroits pour se déplacer. Aussi, avec les schémas plus nombreux, j’espérais un déplacement sur une carte, mais non, elles restent là uniquement pour représenter les scènes et les lieux visuellement.

Les personnages

Toujours aussi drôles, déjantés et parfois aux réactions inattendues, les différents personnages qu’ils soient témoins, secondaires, principaux, procureurs et toujours notre fameux juge, ils sont excellents. Plein de subtilités, et un peu plus profond, je les trouve décidément plus réussis. L’humour est bien sûr très présent, même si certaines tournures de phrases douteuses s’empêtrent dans une gênance révolue, l’ensemble des jeux sont amusants sans non plus se rouler par terre. Certaines réactions et situations sont drôles et chaque personnage à son rôle à jouer pour que tous les épisodes soient assez diversifiés.

Les musiques

Toujours aussi agréables, parfois un peu redondantes, vous pourrez les écouter librement dans le musée du jeu. Elles restent dans la tête facilement et accompagne toujours très bien les différentes parties du jeu.

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Déconcerté

Apollo Justice: Ace Attorney Trilogy, à tester tout de suite

N’ayant pas eu de DS à l’époque des sorties des différents épisodes de la franchise, je n’ai pas pu y jouer. Pourtant j’en avais déjà beaucoup entendu parler à l’époque. Le fait que Capcom ressorte ses succès sur PC et console est une formidable nouvelle pour enfin découvrir la franchise.
Les conditions sont optimales puisque les jeux ont bénéficié d’une refonte graphique du plus bel effet, même si honnêtement, ils étaient déjà très beaux.

Avec un contenu en plus très complet, cette seconde trilogie est parfaite pour passer des heures à se triturer les méninges pour ne rater aucune fausse déclaration.

Pas d’hésitation, si vous aimez les enquêtes, les affaires difficiles et des témoignages à casser avec des preuves irréfutables, cette seconde trilogie est faite pour vous.

Graphismes
9
Histoire
9
Bande son
8
Gameplay
9
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0
Les +
De nouveaux personnages toujours aussi déjantés et drôles
Une nouvelle mécanique de gameplay pour percevoir les faux témoignages
Toujours aussi beau
Une trilogie plus que complète avec les DLC inclus
Les -
Un système de déplacement toujours aussi fastidieux
8.8