Il fait froid, il fait nul, Noël et le nouvel an sont passés, on est désormais dans la partie déprimante de l’hiver : celle où on attend le printemps désespérément dans l’obscurité des nuits dès 18h. Bon, maintenant que c’est établi qu’on est mieux en été, comment faire pour transformer ces instants funèbre en douce mélopée ? Rappelez-vous les images d’Épinal où, avant le réchauffement climatique, la neige étendait son manteau féérique sur le monde. On voyait des maisons confortables, des cheminées fumantes, des festins joyeux. Vous avez de la chance, Winter Burrow vient d’arriver sur Switch et a la formule PARFAITE pour ça.
Sommaire
Winter Burrow, sous la neige la douceur
Tout commence par l’histoire d’une petite souris qui grandit avec sa famille dans le Terrier, une maison confortable dans la forêt. Réalisant enfin leur rêve de vivre à la grande ville, nos trois rongeurs partent s’établir dans un monde qui hélas ne leur sera pas favorable. Désormais orpheline, notre héroïne préfère retourner à une vie simple dans sa maison d’enfance où l’attend sa tante, restée s’occuper du foyer. Hélas, quand elle revient, l’hiver est tombé, rude et sans pitié et, horreur, le Terrier est dans un état déplorable. Qu’à celà ne tienne, notre petite souris va se retrousser les manches et redonner à cette souche aménagée le confort de sa jeunesse !
![[TEST] Winter Burrow, pour passer un hiver au poil 54 capture d'écran de la disposition des meubles dans Winter Burrow](https://www.gamejima.fr/wp-content/uploads/2026/01/housing.jpg)
À mi-chemin entre Don’t Starve, un livre de Beatrix Potter et Animal Crossing; Winter Burrow permet certes une ambiance cosy et douce mais vous permet tout de même de ressentir la fragilité permanente de votre personnage. La rudesse des saisons, les préoccupations très simples d’un jeu de survie (la faim, le froid, les ressources) prennent ici une autre tournure : vous êtes un petit animal perdu dans le froid et votre survie ne pourra se faire qu’avec un bon équilibre entre l’exploration, l’accumulation de ressources, l’inévitable craft et la bonne gestion de votre inventaire et de vos diverses jauges. Si le jeu offre une progression sans énorme difficulté, il vous faudra faire preuve d’organisation pour ne pas vous évanouir dans la neige.
![[TEST] Winter Burrow, pour passer un hiver au poil 55 Écran de statistiques de Winter Burrow](https://www.gamejima.fr/wp-content/uploads/2026/01/stat.jpg)
Tricot, sac à dos et tarte aux myrtilles
Notre petite souris doit faire attention à quatre choses : sa santé, sa faim, sa chaleur et son endurance ! Dans les premières heures, la chaleur sera votre priorité : Dès que vous sortez, votre jauge de chaleur baissera, plus ou moins vite suivant l’heure de la journée. La nuit, il caille, le matin et au crépuscule il fait un peu plus froid qu’à midi et en pleine tempête, ne pointez le bout de votre museau qu’en cas d’urgence et rentrez vite vous mettre au chaud. Si vous avez faim, le froid vous prendra plus vite, donc ne négligez pas la cuisine et votre équipement. Chaque expédition demande une préparation de plus en plus minutieuse au fur et à mesure que vous avancez dans le jeu. Si au début les ressources nécessaires aux différents crafts se trouvent autour de votre maison; très vite vous devrez aller de plus en plus loin pour trouver des minéraux plus rares, des objets spécifiques à un endroit etc. Vous pouvez faire le plein de gâteaux, boissons chaudes et autres douceurs qui vous permettront de résister plus longtemps au froid, de vous déplacer plus vite ou encore d’avoir plus d’endurance. Mais la cuisine ne peut se faire que depuis chez vous, aussi est-il recommandé d’emporter dans votre sac à dos un petit pique-nique qui peut s’avérer décisif dans vos voyages.
![[TEST] Winter Burrow, pour passer un hiver au poil 56 Bryale, le hérisson dans Winter Burrow](https://www.gamejima.fr/wp-content/uploads/2026/01/herisson.jpg)
À force d’exploration, vous rencontrerez des personnages hauts en couleur : une vieille souris ravie de vous revoir, un crapaud fâché avec sa fille, une taupe solitaire, un écureuil amnésique ou encore un hérisson attendant le retour de sa promise; il y a peu de PNJ mais chacun a son histoire et son lot de quêtes. Elles vous permettront de débloquer au fur et à mesure des outils de plus en plus efficaces pour débloquer des accès, ou bien des recettes pour tricoter des vêtements plus chauds et de plus grands sac à dos. Car outre la météo, la faim, et les insectes qui vous attaquent, la difficulté tient surtout dans votre manque de place. Les ressources se stackent mais il y en a beaucoup de différentes. Bois, minéraux, fruits, morceaux d’insectes, fourrure, objets, outils. Vous disposez de peu d’espace et il est parfois très frustrant de devoir rentrer chez vous pour vider votre sac (littéralement). Côté ergonomie, le fait de devoir ouvrir le menu du sac, choisir l’objet, le mettre dans les accès rapide, refermer le menu, tout ça pour pouvoir l’utiliser directement est assez laborieux. C’est probablement le gros point noir du jeu, même si on s’en accomode assez vite.
![[TEST] Winter Burrow, pour passer un hiver au poil 57 L'héroïne de Winter Burrow en pleine expédition](https://www.gamejima.fr/wp-content/uploads/2026/01/neige.jpg)
Un jeu pour jouer au chaud
La douceur de Winter Burrow tient en plusieurs points : visuellement, le jeu est adorablement magnifique. Tout est dessiné à la main et il y a vraiment la sensation d’explorer l’univers d’un livre de l’enfance. Ce qui peut parfois donner des problèmes de lisibilité au début. Entre le décor et la ressource exploitable, il n’y a pas réellement de délimitation. Si la map regorge d’endroits secrets, il est parfois ardu de découvrir les petits recoins si on n’a pas forcément l’esprit aventureux; ce qui peut nous faire passer à côté de ressources, ou d’améliorations du sac à dos. Le jeu n’est pas spécialement dur, et c’est très appréciable d’avoir un jeu de survie avec pile la bonne dose de difficulté, mais il est dommage qu’une grande partie d’elle survienne surtout de petits soucis de design comme ça. Ceci dit, une fois la grammaire du level design apprise, on reconnaît facilement ce qui est explorable ou pas.
La bande-son est très belle, accompagnant les sautillements de notre héroïne, les moments joyeux, les moments tristes, tout se goupille bien et fait de Winter Burrow un véritable petit chocolat chaud vidéoludique. Les animations sont extrêmement mignonnes et accentuent encore plus la sensation de cocon, surtout quand vous vous trouvez dans votre petite maison qui va s’agrémenter de meubles que vous pourrez placer comme vous en avez envie. Diverses collections, divers coloris, vous êtes libre de jouer les décorateurs comme il vous plaira.
Winter Burrow, quand j’y joue, je souris
Si vous aimez les jeux de survie, les jeux calmes, les jeux tranquilles, ceux qui font du bien, foncez. Une petite parenthèse ciselée avec soin par Pine Creek Games, qui s’agrémente de mises à jour saisonnières afin d’habiller au mieux votre petite maison et explorer la Forêt impitoyable qui vous entoure. Abordant des thèmes assez sombres, malgré une direction artistique enfantine, l’écriture permet de vraies émotions et la localisation française est de grande qualité. Assez court, comptez 5/6h pour le finir en ligne droite et ajoutez en 2 si vous voulez absolument tout voir et tout faire, c’est une parenthèse très bienvenue pour finir l’année et débuter la nouvelle, tout est plutôt bien pensé (hormis les soucis relevés dans ce test) et c’est un jeu qui donne le sourire comme lire une pile de BD près de la cheminée avec un thé brûlant.
![[TEST] Winter Burrow, pour passer un hiver au poil 58 Cinématique de Winter Burrow où on voit l'héroïne enfant avec sa tante](https://www.gamejima.fr/wp-content/uploads/2026/01/duo.jpg)
