The Last Spell cover

[TEST] The Last Spell, sauver le monde en le privant de ses pouvoirs

The Last Spell se déroule dans un monde ravagé par les guerres. Pour les arrêter, des magiciens décident de lancer un sort destructeur. Seulement, plutôt que d’apporter la paix, ce sortilège est devenu néfaste, répandant un nuage de morts et de mutants. La seule issue pour l’humanité : lancer le sort ultime, le dernier, qui fera disparaitre toute forme de magie du monde. Malheureusement, c’est une magie complexe qui demande plusieurs jours d’incantation. Et, pour protéger le mage, il ne reste qu’une poignée de héros. Votre mission, en tant que commandant, sera de protéger, reconstruire et défendre le dernier Bastion de l’humanité.

Jeu : The Last Spell Genre : Action / Aventure / RPG Studio : Ishtar Games Editeur : The Arcade CrewDate de sortie : 9 mars 2023 Plateformes : PC Windows, PS4, PS5, Nintendo Switch PEGI 16 Prix conseillé : 24,99€ solo Testé sur : Switch (Clé fournie par l’éditeur)
The Last Spell - Des mages sont autour d'un sceau et préparent un sort
Sauver le monde en détruisant la magie

The Last Spell, une longue bataille s’annonce


Passé le tutoriel dans lequel vous apprenez les bases du jeu et dans lequel vous êtes forcés de mourir, vous voilà dans une nouvelle ville en ruine. À vos commandes, trois héros avec un semblant d’archétype de départ : Un guerrier, un archer et un mage. Votre but ? Survivre assez de jours pour que le sort salvateur soit incanté. En attendant, vous allez devoir protéger le mage au centre de la ville face à des hordes de plus en plus nombreuses d’ennemis.

Les parties s’articulent autour de différentes phases.

Le calme avant la tempête


Pendant la journée, vous organisez votre Bastion. Il est possible de construire de nouveaux bâtiments en fonction de l’or disponible.

Les habitations augmenteront la quantité d’ouvriers indispensables à la réalisation de diverses actions. Les mines d’or vont procurer un revenu régulier tandis que la taverne permettra de recruter de nouveaux héros. Si au départ les possibilités sont limitées, vous débloquerez rapidement de nombreux bâtiments parmi lesquels choisir.

Également, c’est le moment propice pour installer des défenses, que ce soit des murs renforcés ou juste des petits obstacles qui ne feront pas long feu, mais qui ralentiront l’avancée des ennemis. Cette préparation reste primordiale et peut faire la différence lors des affrontements.

La journée, c’est également le moment pour faire vos emplettes, armer vos héros jusqu’aux dents en vue de la nuit qui arrive.

Survivre jusqu’à l’aube


Passé la phase de gestion, vous arrivez dans le cœur du gameplay. La nuit, The Last Spell propose des affrontements tactiques particulièrement éprouvants, surtout lorsque vous débutez. Avec trois héros, vous faites face à des dizaines d’ennemis sortant de la brume. Et aussi impossible que semble la situation, pour finir la nuit, vous devez éliminer cette horde avec ces maigres ressources.

The Last Spell - Les héros face à la horde de zombies
De gauche à droite, les jauges d’action, de mana et de déplacement

Chaque personnage dispose de trois jauges : la jauge d’action qui se réduit à chaque compétence utilisée, la jauge de mana également utilisée pour certains sorts, et enfin la jauge de déplacement. À chaque tour, les actions et les déplacements se remplissent entièrement tandis que le mana sera toujours une denrée rare.

Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, le titre n’est pas pensé pour foncer dans le tas comme un bourrin. Vous devrez vous montrer tactique et habile. Heureusement, vous disposez de nombreuses cordes à votre arc.

Pour commencer, chaque arme propose un set de compétences différentes. Les arcs ont des attaques de zone pour nettoyer plus rapidement les hordes, tandis que les massues obligent à être au corps à corps. Certaines armes peuvent appliquer des altérations d’état, des ralentissements ou des coups multiples. Ainsi, vous passerez au départ beaucoup de temps à lire pour voir ce dont vous disposez. Au bout du compte, la meilleure arme sera votre connaissance des mécaniques du jeu. Le fait que les ennemis vont en priorité frapper des bâtiments plutôt que vos personnages, etc.

En effet, même si à l’occasion, vous tombez sur une bonne armure, vos personnages restent fragiles. Pire, les blessures peuvent ruiner votre nuit. Passé un certain seuil de blessures, votre personnage aura moins de point d’action ou se déplacera moins loin. Dans un jeu où la moindre action supplémentaire peut changer le cours de la partie, c’est un facteur à prendre en compte. Et justement, nous nous sommes aperçus qu’il était plus efficace de blesser beaucoup d’ennemis plutôt que d’en achever. Pourquoi me demanderez-vous ? Simplement parce que tout comme nos personnages, les ennemis ont des malus en étant blessés. Ainsi, il est plus intéressant de ralentir la horde en réduisant leur mouvement et surtout, prioriser les cibles. Un ennemi qui ne pourra pas toucher un bâtiment ou un de vos personnages au tour suivant, ne sera pas une priorité.

The Last Spell - La horde entoure le Nexus de toute part
On va pas se le cacher, la situation est un peu craignos

Là encore, il faudra être attentif aux différents types d’adversaires. Certains sont défenseurs et bloqueront la visée pour vos tireurs. Les sprinteurs se déplacent très (trop !) vite, tandis que les lanciers sont très résistants en plus de frapper de loin.

À l’issue de la nuit, vous serez récompensés en fonction des blessures reçues par les héros, mais également si votre jauge de panique est restée basse. Je m’explique. Les ennemis apparaissent autour du Bastion. Tant qu’ils sont dehors, tout va bien. Par contre, dès qu’ils mettent les pieds à l’intérieur du Bastion, la jauge de panique va augmenter progressivement. Ainsi, si vous n’éliminez pas rapidement la menace, la jauge de panique ne fera qu’augmenter. D’où l’importance de garder les ennemis loin de la civilisation.

Une personnalisation simple et efficace


Si au départ, on pourrait penser que ces classes sont immuables, on s’apercevra vite que chaque personnage peut devenir un peu ce que vous voulez. Vous voulez que le guerrier porte deux arcs ? Libre à vous. Un mage avec un pistolet ? Et pourquoi pas ? Dans The Last Spell, la palette d’action est définie par les armes équipées. Ainsi, vous pouvez composer avec deux sets d’armes par personnages pour les rendre ambivalents et couvrir tous les scénarios.

En plus des armes et armures, vos personnages vont gagner des niveaux. Chaque niveau gagné permet de sélectionner aléatoirement une statistique dans une liste, mais également de sélectionner un talent. Ces derniers apportent des bonus divers et variés, certains demandant le sacrifice de quelques pourcentages de statistiques. Il y a de quoi personnaliser le personnage et le renforcer.

Des éléments de rogue-lite


Pour une raison obscure, deux entités vous viennent en aide. D’un côté, vous avez l’entité des ténèbres qui en échange d’essences impures vous ouvrira de nouvelles possibilités. C’est par exemple ici que vous débloquerez de nouveaux bâtiments, de nouvelles armes de départ ou encore que vous améliorerez la vie de base de vos combattants. De l’autre côté, l’entité de lumière est plus compliquée à satisfaire. Les éléments se débloquent avec le temps et en jouant beaucoup. Par exemple, il s’agira d’effectuer 1000 actions avec un arc, ou encore d’équiper des babioles de niveau 5 à vos personnages.

Dans tous les cas, ces entités relancent sans arrêt l’intérêt du jeu et ne font que l’enrichir à chaque nouvelle amélioration. Sachant qu’il y en a plus d’une centaine, si vous accrochez au jeu, vous risquez d’en avoir pour un moment avant de les satisfaire entièrement.

L’interface pas très ultime


D’entrée de jeu, on remarque sans mal que The Last Spell est initialement prévu pour PC. On navigue facilement dans l’interface après un temps d’adaptation, mais ce n’est pas optimal, d’autant plus que le titre n’utilise pas l’écran tactile. Le plus gros souci cependant, c’est la lisibilité. Les textes sont très petits lorsqu’on joue sur grand écran, tellement petits qu’il faut se rapprocher. Le niveau de zoom sur la carte est variable et nous n’avons pas réussi à déterminer à quel moment le jeu décide d’être un peu plus zoomé ou pas, si bien que pour certains affrontements titanesques, on peine à distinguer qui on attaque. Et pourtant, le jeu propose de jolis sprites d’ennemis.

En nomade, le jeu est plus lisible. Par contre, l’interface est également plus zoomé, question de ratio d’écran. On se retrouve par contre avec des fenêtres flottantes qui gâchent la lisibilité.

La finalité ? Nous vous conseillons l’expérience nomade. Même sans être optimale, vous comprendrez certainement mieux ce qui se passe à l’écran.
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Conclusion

The Last Spell propose une formule originale, mêlant des phases de gestion le jour à des phases tactiques la nuit. La sensation de faiblesse face à la marée de mutants est très bien retranscrite. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, les situations ne sont pas aussi désespérées qu’elles en ont l’air au départ. Il est toujours satisfaisant de terminer une nuit sans aucune victime, ni dégât à ses constructions. La personnalisation des personnages est plutôt légère, mais demeure efficace et variée grâce aux différentes armes qui offrent des sets de compétence bien différents. On regrettera la mauvaise lisibilité de l’ensemble, que ce soit des textes trop petits sur grand écran, ou une interface qui prend trop de place sur le petit écran de la Switch. Egalement, les contrôles ne sont pas toujours intuitifs. Et c’est dommage parce que le titre dispose de nombreuses qualités.

Gameplay
8
Interface/Lisibilité sur Switch
3
Aspect rogue-lite
7
Musique
8
Difficulté
7
Passe la souris sur la barre pour noter le jeu0 Note
0
Les +
La sensation de faiblesse seuls face à des hordes d’ennemis
Beaucoup d’améliorations qui renforcent le côté rogue-lite et qui donnent envie de relancer une partie
Les musiques très rock pour illustrer l’apocalypse imminente
Une difficulté ajustable
Les -
La lisibilité des textes, terrible sur grand écran
Les fenêtres de description prennent tout l’écran en nomade
Une interface résolument pensée pour PC
Pas vraiment de classe de personnage
6.6