[TEST] Split Fiction - lumineux, Faresmineux 13

[TEST] Split Fiction – lumineux, Faresmineux

Split Fiction le voilà enfin ! Je l’attendais depuis longtemps. J’ai esquivé tous les spoils (ou presque, juste un) comme on esquive des jets de pierre d’un Golem. Et toutes mirettes ouvertes, enfin, je peux tâter le nouveau jeu de Josef Fares du bout de ma manette.

Jeu : Split Fiction Genre : Action / Aventure / Coop Studio : Hazelight Studios Editeur : EA Originals Date de sortie : 6 mars 2025 Plateformes : PC Windows, PS5, Xbox Series PEGI 16 Prix conseillé : 49,99€ Coop locale ou en ligne Testé sur : PS5 (Clé fournie par l’éditeur)

Split Fiction, toujours plus loin

Après le gros succès It Takes Two, Josef Fares revient (pour mon plus grand bonheur) avec Split Fiction. Une pépite de diamant mesdames messieurs ! Plus long, plus complet, encore plus impressionnant même si on retrouve des mécaniques déjà vues, Split Fiction détonne !

Rencontre avec la Machine

Suite à une offre de publication pour leur prochain livre, deux autrices débutantes sont accueillies chez Rader Publishing, un éditeur très innovant.
Si pour l’une, c’est véritablement le fait d’être une autrice accomplie et reconnue qui l’intéresse, pour l’autre, c’est surtout un moyen d’assurer des finances pour le moment inexistantes.

Zoé et Mio se rencontrent au détour d’un ascenseur et comme le disait l’autre : elles vont finir malgré elles en apesanteur, mais cette fois-ci dans une bulle.

En effet, le PDG de RADER Publishing, Rader lui-même les accueille et leur propose de vivre réellement leur propre histoire dans un univers virtuel.
Là où l’une est plutôt (trop) enthousiaste, l’autre est plus que méfiante et prise de panique, souhaite tout annuler. Mio provoque un incident qui va la faire tomber dans la même bulle que Zoé. Sauf que, problème, la machine n’est pas du tout prévue pour gérer cette configuration. Cela va créer des anomalies, menant les autrices devenues actrices, à vivre et traverser leurs aventures respectives.
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On t’a reconnu Pierce Brosnan

Et que d’aventures ! Qui n’a pas rêvé de plonger littéralement dans l’univers de nos livres préférés ? D’être le personnage principal de l’aventure et de la vivre réellement. La promesse de la machine était plutôt positive, jusqu’à ce que Mio entende les réels projets de Rader (le faux Pierce Brosnan). Non seulement il compte voler l’histoire déposée des auteurs et autrices, mais aussi toutes les idées qui n’ont pas fait leurs preuves dans une histoire, et d’autres histoires abandonnées. Il veut clairement leur dépouiller le cerveau et s’approprier toutes les idées.

Mio a un univers cyber-futuriste et Zoé, elle, est purement univers de fantaisie. L’opposé total avec l’hyper ville des grandes métropoles tous néons dehors, aseptisé et froid, contre un univers hyper chaleureux, où la faune et la flore sont abondantes.
Dans Split Fiction, c’est une confrontation d’antithèse, il y a tout et on découvre son contraire juste après.

Même si tous les décors sont sublimes, le glacial de la ville sous un ciel d’une nuit éternelle vient contraster avec le grand soleil du monde de fantaisie. Ce sont des reflets des caractères de Mio et Zoé qui cachent d’autres facettes de leur histoire que nous apprendrons au fil des histoires.

Graphismes et gameplay

Je rassemble ici deux parties très importantes du jeu, sans oublier bien sûr l’ambiance sonore et les doublages qui sont excellents et qui permettent de nous immerger complètement dans les différents univers que propose le studio Hazelight.
Et c’est clairement une prouesse d’arriver à nous faire vibrer avec autant de changement, sans spoiler ici volontairement, je reste vague. Mais je peux vous dire que les simples univers futuristes ou fantaisie, sont bien loin du compte. C’est une cascade d’événement et d’environnement inattendus qui font que nous ne sommes jamais lassés, toujours émerveillés et tenus en haleine jusqu’à la fin.
Les mécaniques de gameplay y sont aussi pour beaucoup, puisque c’est un renouveau sans cesse, avec quelques similitudes qui nous permettent de reprendre très vite nos marques.
Les tableaux sont autant de merveilles pour les yeux, avec tout de même une grande préférence pour la créativité sur la fantaisie, qui laisse aussi beaucoup plus de place à l’imagination créative.

/!\ Attention ce passage comporte quelques spoils

Split Fiction, une créativité sans égal

On sait dans quel état d’esprit, on plonge dans Split Fiction, mais on ne sait pas comment on va en ressortir. Bêtement, je pensais faire choisir un univers à mon pote Daykou lorsque je l’ai invité sur le jeu : « tu préfères une histoire cyber-futuriste ou fantaisie ? ». J’étais à mille comètes de savoir ce qu’il allait se passer. C’est bien plus que des univers que nous traversons, ce sont des parcours de vies. Des histoires humaines qui peuvent avoir une résonance particulière en chacun de nous.
Le poids de la famille y est bien présent d’une façon où d’une autre. Et Fares, remet à nouveau le poids de la culpabilité qui était le point de départ de Brothers, A Tales of Two Sons.

Du jamais vu

Lorsque nous commençons l’histoire, nous découvrons davantage un univers qu’un autre. Puis des anomalies apparaissent laissant nos protagonistes plonger dans des histoires annexes, qui ne font pas parties de l’histoire principale, mais qui sont de petites histoires oubliées dans la mémoire des héroines. Tout ceci nous fait vivre des aventures incroyables, comme « une journée normale dans la vie d’un cochon », « comment ça se passe au royaume des bonbons, lorsqu’on est une dent », « J’ai pas payé ma contravention, Robocop veut me tuer », « Un jeu télé avec une vraie bombe dans les mains » et bien d’autres. Toutes ces histoires sont autant d’univers, de personnages que de gameplay différents.

Les mécanismes de gameplay sont sans cesse revisités. Ce qui nous permet de ne jamais s’ennuyer. Non seulement on est happé par de beaux décors, des niveaux qui paraissent immenses, puis nous emmènent vers des chemins étriqués où vitesse, tempo et synchro sont obligatoires pour arriver au bout du niveau. Pour revenir à un moment plus calme et contemplatif.

Split-Fiction-Croquis
Un niveau de toute beauté

T’as la ref ?

Fares s’est inspiré de beaucoup d’autres éléments de jeux et d’éléments d’histoires, tout support confondus. Tant que je n’en ai sûrement pas la moitié. Sans faire du plagiat pur et dur puisque ce ne sont que certains détails qui sont repris, ils sont tous un clin d’œil de Fares à autant d’œuvres qui l’ont forcément marqué.
Gladys transformée en vraie présentatrice télé, comme elle aurait pu l’être dans Portal. Des clins d’oeils aux mécaniques de gameplay rétrogaming de notre enfance. Des oeufs de dragons qui ont toutes leur importance tout au long d’un niveau qui font forcément penser à Game of Thrones. Des robots tueurs, des cyber ninja. La scie circulaire tout droit sortie de Alita (ref que je n’avais pas, merci Daykou) et sûrement encore bien d’autre qui m’ont échappées.
/!\ Fin du spoil

En face de talentueux, la photo de Fares

Il y a des studios dont je suis fan, comme Don’t Nod, Naughty Dog, Rockstar ou encore CD Projekt Red. J’étais fan aussi de Kojima et de son travail jusqu’au décevant Metal Gear 5. J’ai tendance à suivre toutes les sorties d’un studio ou d’un auteur, et là clairement, c’est Fares qui remporte la palme.

Du talent, toujours du talent

Rétrospective sur les succès et les créations de Josef Fares que je vous recommande chaudement. Brothers, A tale of two sons (2013), A Way Out(2018) et It Takes Two(2021). 3 titres déjà où le talent de Fares faisait parler. Créateur de jeux, mais aussi scénariste et réalisateur dans le cinéma, Fares ne cesse de repousser les limites de la créativité et du jeu vidéo, autant du côté narratif que coopératif.

C’est clairement le jeu vidéo comme je l’aime. Hyper-créatif, innovant, surprenant, drôle et bouleversant. Et encore, je ne pense pas qu’il existe de vrais adjectifs pour sublimer autant les pépites que Fares nous offre. Ce mec est un véritable artiste comme on en manque dans le jeu vidéo. Là où l’argent est roi, Fares lui, garde sa ligne de conduite et ce qu’il aime pour nous offrir encore des heures de bonheur à partager avec la personne de notre choix.

Les jeux de Fares sont souvent des jeux joués par les couples, dont l’un des deux ne joue pas souvent. Une copie achetée suffit pour jouer en local ou en ligne. Et même s’ils deviennent de plus en plus exigeants en termes de gameplay, les jeux du studio Hazelight sont un véritable succès. Ces jeux sont ceux qui mettent d’accord autant les casuals que les gamers avertis et accomplis.

Split Fiction, comment inviter à jouer ?

Le studio Hazelight réitère son offre : il ne faut qu’une seule copie du jeu pour jouer avec la / les personnes de notre choix. Comme pour It Takes Two, la personne qui est invitée doit télécharger le pass ami qui est l’équivalent de la taille du jeu. Si vous êtes en local ou sur la même plateforme, il suffit d’inviter directement via le menu habituel. Si vous n’êtes pas sur la même plateforme, le plus simple est de créer un compte EA sur EA.com si ce n’est déjà fait et de s’ajouter en ami.
Vous pourrez ensuite inviter via jouer en ligne > Amis Ea et inviter.

Inviter sur la même plateforme :
– La personne qui est invitée télécharge le pass ami
– Jouer en local > inviter
– Jouer en ligne > Inviter via le menu prévu

Inviter en crossplay :
– La personne qui est invitée télécharge le pass ami
– Créer un compte ou se connecter au compte ea.com
– S’ajouter en ami EA
– Jouer en ligne
– Inviter via le menu ami EA

On a eu beaucoup de crash, parfois en décallé de l’action dans le jeu à cause de la console de Daykou et/ou la connexion. C’était aussi le cas sur Monster Hunter Wilds. Je ne sais pas exactement à quoi c’est du, il y a trop de facteurs possibles, en tout cas ça n’a posé aucun problème pour reprendre les partie exactement là où nous nous étions arrêtés à la seconde prêt.

Split-Fiction-Moment-pause
Moment de pause

L’arrivée en force de Split Fiction

Avec ces 16 heures de jeu, si vous fouillez un petit peu sans faire tous les trophées / succès, Split Fiction a une durée de vie qui dépasse encore celle de ces prédécesseurs. Une pépite concentrée de mécaniques de gameplay innovantes, une bouffée d’air frais dans une industrie qui ne fait que répéter un même schéma. Autant de raison de se plonger dans l’univers de Josef Fares si vous ne connaissez pas, ou de continuer à apprécier son œuvre.

Graphismes
10
Histoire
8
Bande son
9
Gameplay
10
Passe la souris sur la barre pour noter le jeu1 Note
10
Les +
Une pépite de créativité
On ne lâche pas la manette du début à la fin
On est littéralement transportés dans les univers
Les -
On devine certaines parties de l'histoire ou ce qu'il va se passer dans le jeu
Mécaniques de gameplay parfois foireuses (un peu trop scripté ?)
9.3